La spiritualité

« Au lieu de maudire les ténèbres allume une lumière » (Proverbe)

La spiritualité est une composante humaine essentielle. Elle se manifeste à travers les religions et les Voies spirituelles. Les religions édictent des règles de vie, des rites, des rituels, des liturgies, pour des sociétés. Il existe des Voies directes, destinées à des groupes plus restreints, à des personnes qui se sentent concernées par une démarche individuelle d’évolution vers la Connaissance de soi.

Il est question dans le domaine de la spiritualité, métaphoriquement, de Voies, de Chemins, à suivre, à parcourir. Le fléchage des Voies est indiqué par des Enseignements et des Enseignants compétents qui ont eux-mêmes parcouru la Voie qu’ils montrent, qu’ils indiquent. Comme dans tout chemin, pour arriver à destination, il convient d’être bien orienté, bien dirigé, bien accompagné.

Le labyrinthe de Chartres (23 m de diamètre); représentation du Chemin intérieur spirituel

Orientations spirituelles générales

 La spiritualité vise à me permettre de me relier à moi-même, de me rencontrer moi-même, tel que Je Suis au-delà, en amont, de ce que je crois être, au-delà de ce que je pense être, au delà de ce que je parais être, dans ma réalité essentielle, originelle, fondamentale.

La spiritualité vise à me permettre de me relier aux autres, de rencontrer l’autre (le monde et ses habitants), tel qu’il Est, en amont de ce qu’il croit être, au-delà de ce qu’il pense être, au-delà de ce que je pense qu’il est, dans sa réalité essentielle, originelle,fondamentale.

La vérité est une sans un second, et le mental crée un second. Un second virtuel, imaginaire, créé à partir des verbes, pouvoir, devoir et falloir, conjugués au conditionnel. Exemples : J’aurais du…, il aurai du…, tu n’aurais pas du …., il faudrait …., il aurait fallu …, j’aurais pu …., tu pourrais quand même ……, ils auraient pu …..

Cette réalité virtuelle seconde, illusoire, imaginaire, hypothétique, est tenue pour, vraie, réelle, certaine. Elle se présente sous forme de « films »  personnels et collectifs. Elle emprisonne les hommes dans un monde imaginaire, une bulle mentale qu’ils prennent pour eux-mêmes, et à travers laquelle ils essaient de communiquer. D’où les difficultés sans nombre et les désastres relationnels inter et intra personnels.

La réalité virtuelle est faite de, comparaisons, jugements, reproches, récriminations, critiques, revendications, dirigés à mon égard et à l’égard de l’autre, du monde, de la vie, de Dieu. Elle est construite sur fond de peur et de sensation de danger, avec la croyance que j’ai, ou que j’aurai un gain à résister, à lutter, à me défendre, intérieurement et extérieurement, contre la réalité concrète.

Lâcher prise, accepter, cesser, de résister, de refuser ce qui est, Ici et Maintenant, est frappé au sceau du bon sens. Refuser que ce qui est soit, est un dysfonctionnement avec différent degrés d’importance, une folie plus ou moins douce, plus ou moins furieuse. Accepter ce qui est, revient à se rendre à l’évidence. C’est une capitulation sans condition ni réserve au simple motif que ce qui est, ici et maintenant, est la réalité, et la seule réalité.

Qu’est ce que la réalité ? la réalité pour moi, c’est l’ensemble des informations que me transmettent mes cinq sens de l’extérieur, et ma sensorialité intérieure, agréables ou désagréables, qui me plaisent ou me déplaisent.

La première réalité à accepter c’est que nous passons la majeure partie de notre temps à refuser, à juger, à comparer, à condamner, à réagir. La dévalorisation, le sabotage, l’agressivité, la négativité, sont partie intégrante du (dys)fonctionnement mental et physique humain.

La roue du hamster, intérieur, du brouhaha mental, du « petit vélo » des « films ».

Un brouhaha intérieur, une petite voix intérieure permanente, qui commente, juge,compare, discute, fait partie de notre réalité ordinaire habituelle. Cette réalité est à découvrir, reconnaître, accepter.

Accepter ce qui est, cesser de me faire des films, ne préjuge pas de ce qui sera, de ce que je vais faire, de l’évolution de la situation. La réaction est fondée sur le refus de ce qui est, sur une création mentale virtuelle, tandis que l’action est fondée sur l’acceptation de ce qui est, de la réalité.

Acceptation n’est pas synonyme de résignation, de démission, de coupure, d’isolement.  C’est un geste intérieur qui implique la vigilance, la présence à moi-même et au monde, la conscience.

La résistance à ce qui est, à moi-même tel que je crois être, tel que je me conçois, et à l’autre tel qu’il croit être et tel que je crois qu’il est, vient du refus de la vulnérabilité. Or je suis invulnérable dans l’Etre, et le refus de la vulnérabilité empêche la découverte de l’invulnérabilité.

La bulle mentale imaginaire

Nous croyons ordinairement, en toute bonne foi, être en contact avec la réalité. Mais nos créations mentales virtuelles tissent une sorte de voile, de tissu, de bulle, qui, à notre insu, s’interpose entre la réalité et nous, et nous emprisonne, nous aliène, dans une prison imaginaire. Cette prison,invisible tant qu’elle n’est pas démasquée, est à la fois source et résultat de souffrances.

Ce voile, cette prison, est composé de pensées, de concepts, d’opinions,(pré-tendus, pré-jugés, pré-conçus), apprises, copiées, imitées, à partir d’un modèle apporté par notre entourage qui est lui-même emprisonné ainsi.

La création mentale imaginaire est intermittente, ce qui ajoute à la difficulté de s’en libérer. L’intellect humain est, en fait, composé de deux types de pensées, une pensée première, technique, neutre, efficace, utile, et une pensée seconde surajoutée. La pensée seconde, imaginaire, hypnotique, se produit à partir de la pensée première, chaque fois qu’une peur, une crainte, est déclenchée, mise en jeu. La métaphore de la corde et du serpent est fréquemment utilisée pour illustrer ce phénomène universel de fonctionnement humain.

La création mentale imaginaire est une addiction générale. Qui peut dire qu’il pense et peut cesser de penser s’il le souhaite ? Combien de temps puis-je rester sans penser, et quel type de pensée se produit en moi ? Et si je ne dispose pas du bouton « Marche / Arrêt », et du volant de direction,pour mes pensées quelle est ma liberté, ma liberté propre, ma liberté intérieure ?

Les Enseignements spirituels indiquent clairement que les pensées, au même titre que les émotions, et les sensations, sont semblables à des nuages dans le ciel. Elles sont circonstancielles, occasionnelles, passagères. Elles sont de nature d’objet. Suivant leur opacité, leur épaisseur, elles laissent plus ou moins percevoir le ciel bleu qui est derrière. Le ciel bleu, lui, est de nature de Sujet.

 Quelles que soient les circonstances météorologiques, intérieures et extérieures, nous savons que la réalité première, réelle, durable, est celle du ciel bleu lumineux. Le pressentiment du ciel bleu intérieur est un des fondements de la démarche spirituelle.

 -Le ciel bleu intérieur est appelé de divers noms : Conscience, Dieu,Infini, Eternel, Allah, Atman-Brahman, Nature de Bouddha, Tao, suivant les civilisations. C’est une dotation humaine intrinsèque. Tout être humain, qu’il le sache ou non, qu’il en ait la prescience, l’intuition, ou non, est doté de la Conscience. Les êtres humains émanent de la Conscience. La conscience est plus ou moins voilée, plus ou moins obscurcie par les voiles de l’ignorance, par la bulle mentale imaginaire.

Conscience, vigilance, bienveillance.

La conscience des êtres humains les différencie des autres êtres vivants. La conscience est à géométrie variable et réflexive. D’abord elle peut être dirigée, focalisée, et fixée vers et dans des objets. On parle alors d’attention. L’attention est plus ou moins forte et soutenue. Ensuite la conscience peut s’élargir dans un champ plus ou moins étendu, plus ou moins vaste. Elle peut même être consciente d’elle-même. On parle de vigilance, de présence à soi-même, à l’autre, au monde, dans le deuxième cas.

La vigilance permet la différenciation, la distinction, des objets et du sujet,qui sont confondus, mélangés, indifférenciés, ordinairement. Les êtres humains,par effet d’hypnotisme, d’aveuglement, d’ignorance, sont identifiés et limités à ce qu’ils pensent d’eux-mêmes, c’est-à-dire à des objets, et vivent avec un sens du moi, faux, incomplet.

-La vigilance permet la découverte de l’Etre, du Sujet, en amont des pensées,des concepts, des idées. L’Etre-Sujet, première personne, immortel, infini,ciel bleu, est commun à tous les hommes et les femmes qui par ailleurs sont également deuxième-troisième personne, objet fini, mortel.

La vigilance est donc une qualité indispensable à développer et mettre en œuvre. La vigilance permet de « voir au lieu de penser », mais la vision seule est froide, sèche, aride, austère,désertique. Elle doit être accompagnée d’une autre qualité, également indispensable, la bienveillance.

La bienveillance, qu’on appelle aussi, compassion, empathie, Charité, est une qualité du cœur. Elle amène de la douceur, de l’affection, de la chaleur, de l’amitié, de la tendresse.

La bienveillance est l’antidote du critique, du tyran, du meurtrier, du revendicateur, du perfectionniste, du coléreux, mais également de l’idéaliste,du menteur, du manipulateur, du peureux, du fuyard, du démissionnaire, que nous portons en nous, et qui s’exercent à l’intérieur et à l’extérieur de nous-mêmes.La bienveillance est donc à appliquer envers nous-mêmes et envers l’autre, de façon inconditionnelle, quoi que mette à jour, quoi que révèle, la vigilance.

Paroles de Swami Prajnanpad

Les deux qualités complémentaires de vigilance et bienveillance sont à développer et mettre en œuvre de mieux en mieux et de plus en plus, inlassablement. Elles caractérisent les êtres spirituels. Elles sont à la fois le moyen et le but de la spiritualité.

Le rôle du corps

Le corps est à la fois l’instrument de la chute et de la rédemption, pour employer la terminologie chrétienne. Autrement dit l’instrument du voyage, le véhicule, de la descente dans la matière, la conditionnalité, et le retour vers l’immatériel, l’in-fini, l’inconditionnalité, la conscience. Le corps est donc à respecter, traiter avec soin, en tant que véhicule.

Le mépris, le refus, la maltraitance, du corps, sont incompatibles avec la spiritualité. Il ne peut y avoir d’un côté la spiritualité et d’un autre côté une vile matière dont ferait partie un corps méprisable. La dichotomie entre matière et esprit est une création mentale, une virtualité imaginaire illusoire tenue pour, vraie, certaine, réelle, comme toutes les autres créations mentales humaines hypnotiques.

Les êtres humains sont à la fois, mystérieusement, conducteurs et passagers du véhicule, et le véhicule lui-même, temporairement. Ils ignorent en général cette globalité et se limitent à la partie finie, conditionnée, d’eux-mêmes, en croyant diriger leur véhicule.

La découverte, la perception, la prise de conscience, de l’Etre, se fait à travers le corps. C’est possible quand le corps est utilisé à bon escient, sur la base de la vigilance et de la détente.

Toute tension, physique, émotionnelle, mentale, empêche la prise de conscience fondamentale mais la prise de conscience des tensions est la première étape.Car ce qui prend conscience des tensions, par définition, n’est pas une tension, mais conscience.

Le corps est le lieu des perceptions, des émotions, des pensées. Et c’est de lui qu’émanent les gestes, les actions, les comportements. C’est en lui, par lui, et à travers lui que se produisent les prises de connaissance et les prises de conscience.

La spiritualité vise des prises de conscience, les prises de connaissance étant insuffisantes et inopérantes à elles seules.

-Toute prise de conscience est expérientielle. Par analogie avec la démarche scientifique expérimentale, la spiritualité est expérientielle. Avec la même précision, la même rigueur, dans les deux cas. Le corps étant à la spiritualité ce que le laboratoire est à la science.

-Habiter le geste, être présent à ce que je fais, dis, pense, ressens, éprouve,est une pratique commune à toutes les Voies. Le corps est donc le support de toute pratique spirituelle.

Retraite, méditation, silence

-Les pensées, les idées, les concepts, sont des images fabriquées en chacun de nous. Elles défilent à une vitesse telle que nous avons une impression de continuité comme pour les films que nous voyons sur un écran de télévision ou de cinéma.

-Par ailleurs les images-pensées sont lumineuses. Or la lumière progresse à une vitesse de 300 000 Km par seconde, et il est impossible de courir plus vite qu’elle. La seule façon de cesser d’être emporté ou débordé par nos images mentales est de ralentir et s’arrêter, et de ne plus suivre les propositions qu’elles nous présentent.

-Il s’agit de ralentir et s’arrêter physiquement et mentalement pour voir, prendre conscience, des phénomènes qui se produisent intérieurement et trouvent ensuite un prolongement extérieur.

-Les temps de retraite, de silence, d’intériorisation, sont donc indispensables sur un Chemin. Comme des périodes de sevrage pour des addictions.

-Les temps de retraite ne consistent pas seulement à se reposer. Le retournement de mon champ de conscience vers ce qui se passe en moi, accompagné de la conscience de ce qui se passe autour de moi permet de me découvrir, de me rencontrer, d’entrer en amitié, en intimité avec moi.

-Nous avons l’impression de nous connaître, mais tant qu’une démarche d’apprentissage et de découverte de moi-même, une discipline, n’est pas conduite suffisamment, je vis et vivrai sur des impressions fausses ou incomplètes.

-Nous connaissons ordinairement deux modes de fonctionnement, actif et passif. Les temps de retraite, de stop, de silence, sont destinés à apprendre à être intérieurement activement passif et extérieurement passivement actif. L’activité seule aussi bien que la passivité seule sont des impasses, dans lesquelles nous sommes souvent perdus.

Le but spirituel, Ici et Maintenant

-Le but spirituel est appelé par divers noms : Réalisation, Libération, Illumination, Eveil, Rédemption, Vision de Dieu, découverte de sa propre nature essentielle, accès au Royaume de Dieu….

-Le but est indiqué clairement comme étant à découvrir dans le moment présent, Ici et Maintenant. Tout le chemin consiste donc à arriver Ici et Maintenant.Cette indication pose comme pré-établi que nous ne sommes pas, ordinairement, habituellement, Ici et Maintenant, mais ailleurs et avant dans le passé ou plus tard dans un futur imaginaire.

–  La bulle mentale imaginaire exile notre conscience du moment présent, de l’instant présent. Les films intérieurs nous parlent d’avant ou plus tard, avec les verbes pouvoir, devoir, et falloir,employés au conditionnel.

-Il y a donc, d’abord, à sortir de la bulle personnelle mentale imaginaire. Il reste, ensuite, à découvrir ce que signifie vraiment la locution Ici et Maintenant. Car nous pouvons croire de bonne foi être Ici et Maintenant alors qu’il n’en est rien.

-Etre Ici et Maintenant (locution écrite avec I et M majuscules), c’est être silencieux intérieurement, en état de détente, de vigilance, d’ouverture, de Présence, de Sentiment (Paix, gratitude, Joie, Amour). C’est comme en face d’un coucher de soleil, ou dans un moment intense de relation amicale ou amoureuse, quand le mental s’est tu et que la conscience est apparue, comme le ciel bleu quand les nuages ont disparu.

-Le ciel bleu de Ici et Maintenant est perceptible entre deux pensées, entre deux émotions, entre deux sensations. Car l’imagerie intérieure, la bulle mentale imaginaire, qui nous parait continue et contraignante, est en fait discontinue, puisqu’elle est composée d’images distinctes. Elle apparait continue du fait d’un phénomène analogue à la persistance rétinienne qui nous fait voir des films continus là où il y a en fait des images discontinues défilant à bonne vitesse et qui donnent une impression de continuité.

-La Libération, l’Eveil, se produisent donc d’eux-mêmes quand les conditions sont réunies pour cela, c’est-à-dire quand je suis capable de ralentir et de m’arrêter suffisamment pour qu’apparaisse le ciel bleu, et que j’en vois la valeur.

-Le ciel bleu, à la différence des pensées attrayantes ou repoussantes, mais aussi hypnotiques dans les deux cas, ne ressemble à rien, à rien de connu. Et du fait qu’il ne ressemble à rien il est négligé, considéré comme inintéressant. Il n’est pas mesurable, pas quantifiable, pas manipulable.Tellement évident, tellement simple, que nous passons à côté de la valeur infinie que nous avons sous les yeux et que nous ne reconnaissons pas.

-Tout un travail de maturation, de dépouillement, est nécessaire avant que nous puissions nous rendre à l’évidence de la valeur du ciel bleu, de l’entre-deux pensées. Pendant longtemps nous faisons du But spirituel un but mondain. Si je fais mieux ceci ou cela je serai récompensé, j’aurai un résultat, j’y arriverai. -Or le But spirituel n’est pas le résultat d’une cause. Ce n’est pas un avoir qui va s’ajouter à d’autres avoirs, un acquis qui va compléter d’autres acquis. Il est atteint quand nous ne cherchons rien d’autre que ce qui est, Ici et Maintenant, dans le Silence, l’Ouverture, la Présence.

Dans la Chrétienté le But spirituel, appelé Voir Dieu, est également décrit comme le Sacré-Coeur de Jésus. C’est l’Amour avec une grand A, l’amour infini, inconditionnel; l’amour qui réunit, qui réconcilie, les opposés, les contraires; l’amour qui nous ré-unifie, qui nous permet d’échapper à la division intérieure diabolique, qui nous libère de nos attachements, de nos monstres intérieurs.

Les Voies

-Qu’elles soient d’Orient ou d’Occident, les Voies, les disciplines, présentent des similitudes. Elles convergent toutes vers le même « ciel », Ici et Maintenant, l’Amour inconditionnel. Elles tiennent compte des différents types de personnalités des disciples.

-On distingue, classiquement cinq sortes de Voies, suivant la prédominance d’un type de pratique par rapport aux autres. La terminologie Hindoue de ces Voies,appelées Yogas, est la suivante :

 1 – Hatha Yoga, la Voie des postures, des exercices physiques, le plus connu en occident.

 2 – Bhakti yoga, la Voie de la dévotion, du cœur, de l’adoration. C’est la voie de l’oraison du cœur du mont Athos, par exemple.

 3 – Karma Yoga, la Voie des œuvres, de l’action, celle de Saint Vincent de Paul, de l’Abbé Pierre, de Soeur Emmanuelle.

4– Jnana Yoga, la Voie de la connaissance directe, de la discrimination, celle de Swami Prajnanpad à laquelle nous nous référons.

5– Raja Yoga, la Voie royale, celle de la méditation, du silence, celle des ermites, des Pères du Désert.

-Suivant les affinités de chacun d’entre nous, tel ou tel type de Voie nous correspond le mieux. A chacun de nous de trouver notre propre Voie, notre propre yoga, nos propres exercices, notre propre pratique. Car le Chemin spirituel de chacun de nous, nous est propre. Il relève du sur-mesure et pas du prêt-à-porter spirituel. Et pour cela nous avons besoin d’être accompagnés, guidés, soutenus.

EN RESUME: un Chemin spirituel est un Voyage, du monde extérieur de la manifestation, de nos histoires de vie, vers le Centre de nous-même, vers notre intériorité. Le Chemin s’effectue : – sous l’égide de la « tête », – grâce au « corps », à l’aide du « corps », – vers le « coeur », jusqu’au Coeur, autrement dit vers l’Amour, jusqu’à l’Amour. L’Amour de nous-mêmes, des autres et du monde.

Le Sacré Coeur de Jésus, Amour In-fini, alpha et oméga de la quête spirituelle.

(Basilique du Sacré Coeur de Montmartre à Paris)